Tout le monde publie des photos de 2016 ces jours-ci sur les réseaux sociaux. Je suis passée à côté de la trend des archives de mon côté, mais j'ai quand même eu l'idée: à quoi ressemblait le commerce en ligne pour les entreprises du Québec en 2016?
Il y a 10 ans, est-ce qu'on achetait en ligne ou bien ça s'est inscrit dans nos habitudes plus tard? Quelles boutiques en ligne évoquent l'année 2016?
Le commerce en ligne pré pandémie
Ce n'est pas une surprise pour personne, c'est vraiment en 2020 que les achats en ligne ont explosé. Le nombre de commerces en ligne a doublé.
Beaucoup de commerces qui n'avaient pas de boutique en ligne se sont dépêchés à créer la leur pour répondre à notre besoin de consommer pendant que tout était arrêté, et ceux qui étaient déjà bien installés ont pu continuer à en profiter plus que jamais.
Il n'y avait pas encore énormément de boutiques en ligne bien établies au Québec en 2016. Une étude du CEFRIO dit que 12% des commerces faisaient des affaires en ligne. (Contre 64% en 2024, selon La Presse.)
L'étude rapporte aussi que seulement 56% des adultes avaient fait des achats en ligne au cours de l'année. Acheter sur Internet était encore une affaire de early adopters dont je ne faisais pas particulièrement partie. Évidemment, c'est Amazon qui dominait déjà les ventes en ligne des québécois·es, mais concernant les entreprises d'ici, c'est le secteur de la mode qui aurait été le plus vite sur le piton. On pense à des marques comme:
Trois boutiques en ligne qui roulaient fort au Québec en 2016
FRANK AND OAK
Bon, la compagnie a fait faillite dernièrement, mais elle fitte vraiment avec mes souvenirs flous de ce qu'était 2016. Au départ, c'était exclusivement une boutique en ligne. (Edit: les boutiques ont fermé et c'est de retour en ligne seulement.) Très Montréal, très Mile-End. Dans ma tête, Frank and Oak, c'était comme la bouée de sauvetage du monde qui pleurait la fin du American Apparel, en plus jeunes professionnel·les. Je n'ai pas eu beaucoup de morceaux du Frank and Oak, mais ceux que j'ai eu (et que j'ai encore...), je les avais bel et bien achetés en ligne.
SSENSE
Ok, il me semble que ça ne va pas bien pour eux non plus. Même concept: SEENSE était une boutique ligne à 100% avant d'ouvrir une boutique dans le Vieux-Montréal. Pourquoi là? Parce que c'est une boutique de mode de LUXE pour les RICHES. Mon seul souvenir, c'est de me faire apostropher par un des boss sur LinkedIn, pour faire de la rédaction pour SSENSE. (Ça vous était arrivé? Je sais qu'on était une gang!) Je n'ai jamais répondu parce que j'étais sûre que c'était un scam.
SIMONS
Bravooooo! Tout roule sur des roulettes chez Simons encore 10 ans plus tard - du moins je crois. C'est vraiment une pionnière des boutiques en ligne québécoise, parce qu'on pouvait commander sur le site dès 2010! Mais la plateforme telle qu'on la connaît aujourd'hui a été lancée en 2018. C'était avant-gardiste, entre autres avec le volet Artisan 1840 qui permettait à des artisan·es d'ici de vendre en ligne directement depuis le site de Simons. C'est même un de mes go-to quand je cherche des exemples d'une excellente boutique en ligne: m'inspirer d'une bonne structure de menu, de pages produits, de nomenclature, etc.
Trouver la balance
Je termine mon texte nostalgique, me rappelant encore de l'excitation qui entourait l'ouverture du Simons au Carrefour Laval en 2002...
Simons a trouvé la bonne balance entre le commerce en ligne et le commerce traditionnel, qui sont tous deux excellents pour la marque québécoise. L'un n'est pas priorisé plus que l'autre et peu importe d'où on achète, le service après vente est toujours impeccable et constant. Ça, c'est quelque chose qu'on voit souvent être négligé derrière l'écran des entreprises dont le commerce en ligne va moins bien.
Encore maintenant, Simons reste mon choix #1 pour la simple et bonne raison de pouvoir acheter en ligne et retourner dans une succursale physique.
À toutes celles et ceux qui auraient besoin d'inspiration pour faire le saut numérique, je pense que c'est au cœur des attentes des consommateur·ices: une expérience d'achat en ligne cohérente avec celle en magasin.
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Sources
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/ventes-en-ligne/une-manne-qui-echappe-aux-detaillants-d-ici/2025-11-12/ventes-en-ligne/pour-la-majorite-ca-demeure-marginal.php
https://www.globaliadigital.com/fr/blogue/raisons-faire-commerce-electronique-quebec
https://transformation-numerique.ulaval.ca/enquetes-et-mesures/netendances/le-commerce-electronique-au-quebec-2023/
https://baronmag.com/2015/11/frank-oak-une-croissance-de-ses-revenus-sur-quatre-ans-de-18-480/
https://www.simons.ca/fr/magasins/notre-histoire--a42135#:~:text=Galeries%20d'Anjou&text=Compos%C3%A9%20de%20volumes%20simples%2C%20l,%C3%A0%20la%20tomb%C3%A9e%20du%20jour.
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2020-10-12/commerce-electronique/deux-fois-plus-d-entreprises-quebecoises-vendent-maintenant-en-ligne.php
https://www.lapresse.ca/affaires/entreprises/2025-04-22/frank-and-oak/les-magasins-seront-fermes-la-marque-mise-en-vente.php
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